Le but : le wheeling
La route a quatre voies, du trafic et des bords. La file de gauche roule vite, celle de droite traîne : il faut choisir sa ligne. Sur la verge le pneu lâche dès 31° au lieu de 53, et au-delà il n'y a plus rien — sortir large en étant couché, c'est la faute classique. Doubler une voiture en wheelie, c'est le geste que ce jeu récompense.
Au-delà de 28°, le compteur Wheelie passe au rouge : le centre de masse est derrière la roue arrière, la gravité ne te ramène plus. Frein arrière et poids en avant, tout de suite — tu as moins d'une seconde.
Lève la roue avant et tiens le wheelie le plus loin possible. Ce n'est pas un Hill Climb : la piste est plate au départ, la difficulté c'est l'équilibre.
Commandes
↑ gaz — la poignée est progressive : une pression brève ouvre peu, maintenue elle ouvre en grand (0,3 s). C'est comme ça qu'on dose un wheelie.
↓ freins — roue avant en l'air c'est le frein arrière seul, et c'est le rattrapage d'un wheelie parti trop haut
← / → tourner — la moto se penche pour changer de voie, et l'inclinaison mange l'adhérence qui reste pour freiner
Z (ou W) / S le pilote avance / recule son poids — c'est ce qui équilibre le wheelie
Maj embrayage — tiens + gaz pour monter le régime, relâche pour claquer l'avant (indispensable sur les grands rapports)
A / E rétrograder / monter les rapports
R reset Espace ou P pause
Les autres roulent entre 55 et 115 km/h selon la file, ils se suivent, et ils freinent derrière toi — on ne se fait jamais percuter par l'arrière.
3D from scratch
Rendu WebGL maison (shaders, matrices, caméra 3/4) sans aucune librairie. Le corps rigide du tangage (wheelie, stoppie, suspensions) reste dans son plan ; le roulis est un second plan, et une seule équation les relie : tan(roulis) = alatérale / g. Le rayon d'un virage, v²/(g·tan φ), n'est réglé nulle part — il en tombe.