Le but : le wheeling
Le point d'équilibre est à 48°, celui d'une vraie moto. En dessous, un wheelie se TIENT : roue avant en l'air, la touche gaz ne dit plus « ouvre » mais « monte », et la lâcher dit « descends », doucement — c'est ta main qui dose la poignée pour tenir cette cadence, comme celle d'un vrai pilote. Tapote pour rester où tu es. Au-delà, le compteur Wheelie passe au rouge : la gravité a changé de camp, et garder les gaz finit au tas. Frein arrière et poids en avant, tout de suite.
Pour lever l'avant : gaz en grand + poids en arrière (S), ou un pop d'embrayage. La sportive lève seule en 1re ; le cross et le roadster ont besoin du poids, comme les vraies. Et si tu ne lèves jamais le pied, la moto finit sur le dos en trois à cinq secondes. C'est ce que fait une vraie moto : puissance du constructeur, pneu de la machine, 0 à 100 en quatre secondes. Le pilote n'est pas boulonné : sous une grosse accélération sa masse reste en arrière et aide l'avant à monter, sous un gros freinage elle part en avant.
La route a quatre voies, du trafic et des bords. La file de gauche roule vite, celle de droite traîne : il faut choisir sa ligne. Sur la verge le pneu lâche dès 31° au lieu de 53, et au-delà il n'y a plus rien — sortir large en étant couché, c'est la faute classique. Doubler une voiture en wheelie, c'est le geste que ce jeu récompense.
Lève la roue avant et tiens le wheelie le plus loin possible. Ce n'est pas un Hill Climb : la piste est plate au départ, la difficulté c'est l'équilibre.
Commandes
↑ gaz — roues au sol la poignée est progressive (0,3 s pour ouvrir en grand) ; roue avant en l'air elle devient ta main : touche tenue l'avant monte, touche lâchée il redescend doucement, tapoter le tient. Tenir sans lâcher passe le point d'équilibre et finit au tas.
↓ freins — roue avant en l'air c'est le frein arrière seul, et c'est le rattrapage d'un wheelie parti trop haut. Frein + poids en avant (Z) lève l'arrière : un stoppie, même main, même règle — tenir sans lâcher passe par-dessus le guidon
← / → tourner — la moto se penche pour changer de voie, et l'inclinaison mange l'adhérence qui reste pour freiner
Z (ou W) / S le pilote avance / recule son poids — c'est ce qui équilibre le wheelie
Maj embrayage — tiens + gaz pour monter le régime, relâche pour claquer l'avant (indispensable sur les grands rapports)
A / E rétrograder / monter les rapports
V change de vue (derrière / casque / 3⁄4) F plein écran T coupe le trafic M coupe le son R reset Espace ou P pause
Les autres roulent entre 55 et 115 km/h selon la file, ils se suivent, et ils freinent derrière toi — on ne se fait jamais percuter par l'arrière.
Trois vues
Derrière et Casque regardent dans l'axe de la moto : c'est la seule façon de voir la file qu'on rattrape. La 3⁄4 regarde en travers — elle cache la route, mais elle montre la machine de profil. Chaque vue porte son propre décor : la 3⁄4 s'arrête à 23 m devant, les deux autres à 128 m.
Vue en bout, une moto ne montre plus son assiette : le cadran en bas à droite s'en charge. La silhouette pivote sur son point de contact — l'arrière quand elle cabre, l'avant quand elle pique — et la roue avant parcourt l'arc de son vrai rayon. L'arc passe au rouge exactement au point d'équilibre.
3D from scratch
Rendu WebGL maison (shaders, matrices, caméra 3/4) sans aucune librairie. Le corps rigide du tangage (wheelie, stoppie, suspensions) reste dans son plan ; le roulis est un second plan, et une seule équation les relie : tan(roulis) = alatérale / g. Le rayon d'un virage, v²/(g·tan φ), n'est réglé nulle part — il en tombe.